Le jardin du LAC, un potager urbain en milieu sahélien.

Le Jardin a été en réalité le plus grand chantier du LAC. Une image de ce qu’a été le jardin permet de mieux comprendre la distance parcourue : au début, la terre était latéritique, rien n’y poussait, combien de personne n’ont-elles pas dit : « faire un jardin maraicher ici, vous n’y arriverez jamais ! »

1 - Restauration des sols

Le sol arable est un sol vivant qui remplit deux fonctions principales : assurer l’ancrage de la plante et garantir son alimentation. Le soleil s’occupe de fournir l’énergie nécessaire à la croissance des plantes.

Pour créer cette matière organique, au LAC, nous collectons nos déchets biodégradables de la cuisine ou du jardin et nous les transformons en compost. Une technique assez rapide au Mali, le processus ne dure que 45 jours !
Nous remplissons les andins placés sous une ombrière de déchets organiques - feuilles des arbres tombées, vieilles pailles, déchets de cuisine. A ce compost, on rajoute de la bouse de vache, de la cendre, voire même de la poudre de cornes. On arrose régulièrement et on renverse les andins tous les 15 jours.
Depuis trois ans, c’est ainsi que notre sol maraîcher a progressé! Cette année, il commence à avoir une belle couleur de thé et nos rendements s’améliorent.

Construction des terrasses

Restauration des sols

2 - construction des terrasses

Si nous n’avions pas construit de terrasses en pierres sèches, dans ce jardin en pente, imitant ainsi la façon dont les Dogons matent leurs versants, l’eau aussi rare que violente dans cette région aurait ruiné tous nos efforts.

Les terrasses permettent d’organiser la circulation des eaux et de limiter les érosions éolienne et hydrique. C’est le premier élément de drainage.

Un grand maraîcher du pays dogon, André Togo, est venu structurer le jardin en installant ces terrasses suivant les courbes de niveaux, un travail aussi méticuleux que physique. Le gros du travail ainsi réalisé, les années suivantes, l’équipe qui s’occupe du jardin a peaufiné son travail, surélevant là, restructurant ici..

3 - Production maraichère

L’agriculture traditionnelle et familiale qui est à la base de l’organisation sociale du pays, où 80% de la population vit de l’agriculture, est d’une efficacité qui ferait rougir d’envie l’agro-business occidental … Mais l’immigration urbaine et la démographie galopante du pays changent les modes de consommation des Maliens. Pour nourrir des urbains de plus en plus nombreux, il leur faut des vitamines et des fibres que l’on trouve dans les légumes et les fruits mais qu’ils ne peuvent plus cueillir dans les champs ou les bois, comme ils le faisaient hier.  Comme chaque urbain n’est pas encore prêt à avoir sa petite parcelle, même si l’agriculture urbaine se développe, il est nécessaire de travailler au développement d’une ceinture maraîchère autour des villes, aussi bien dans la capitale que dans les villes secondaires maliennes. Le LAC participe à cette démarche.

Différences entre agriculture conventionnelle et agroécologie, par Xavier Mathias, partenaire du LAC

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