Histoire d'un chantier

Partager le savoir-faire de l'équipe du LAC avec des maçons, 

Le site sur lequel est construit le LAC était un marigot, sur le flanc nord de la colline Lassa.

Une endroit trouble, escarpé, pierreux, où les femmes du village plantaient des arachides pendant la saison des pluies, lavaient leur linge et venaient chercher de l’eau… Ce site avait une particularité singulière au Sahel, une résurgence d’eau, un petit filet d’eau sortait naturellement des cailloux et traversait le terrain en suivant la ligne de plus grande pente. La colline de Lassa, comme toute les collines qui entourent la capitale malienne, fait l’objet d’un intense ruissellement pendant la saison des pluies, entre Juin et Novembre. Le Niger reçoit l’eau de ces affluents temporaires, des oueds  qui se créent à l’arrivée de la saison des pluies pour tarir à la saison sèche, quand il ne pleut plus du tout, entre Décembre et Mai. Dans ce chaos initial fait de roches et de sable, tout a été pensé et réalisé localement par des hommes et des femmes aguerris aux traditions locales. L’objectif est simple : que la vie sur ce site, lors de son exploitation, soit la plus autonome et résiliente possible, économe en ressources naturelles et en énergie. 

Captation de la source d’eau

Notre première démarche a été de capter la résurgence d’eau. Conséquence des écoulements d’eau souterraine qui provient de l'infiltration des eaux de pluies dans les roches de la colline, l’eau sortait de roches recouvertes de terre pour se perdre dans le terrain. Au plus fort de la saison des pluies, elle s’accumulait dans un petit réservoir naturel.

L’eau est le premier facteur limitant de toute activité en pays sahélien. Elle est donc traditionnellement gérée avec une attention toute particulière. Des maçons dogons sont venus capter cette eau de source. Ils ont creusé jusqu’à la roche pour réaliser un petit réservoir, mis dans la roche des petits bouts de matières qui permettent de calmer les esprits. Depuis l’eau traverse le jardin pendant toute la saison des pluies et quelques mois suivants.

Une architecture en pierre ou en banco ou en brique H.

Deux principes ont guidé la construction : construire des bâtiments les plus confortables possibles - bioclimatiques, économes en énergie - et les construire en matériaux locaux par des artisans maliens.

Principe de construction

Le terrain  d’un hectare est une sorte de petite vallée partagée Nord/Sud, aujourd’hui structuré autour du canal alimenté par l’eau de la source.Le terrain  d’un hectare est une sorte de petite vallée partagée Nord/Sud, aujourd’hui structuré autour du canal alimenté par l’eau de la source.

Les dômes

Le premier bâtiment construit a été un des dômes. C’est une des techniques de construction au compas que Touré a apprise avec Carola, lequel la tenait d’un architecte égyptien : Hassan Fathy.  Il s’agit d’un compas en bois arrimé au sol, au centre du dôme, qui guide le maçon dans son travail de construction.

La voute nubienne

L’association « la Voute Nubienne » qui forme des maçons-artisans à la construction de voûtes en terre crue pour permettre aux habitants des régions sahéliennes d’avoir des habitations adaptées au climat aride a construit une de ses voutes avec l’équipe d’ Abdoulaye Touré.

Comme pour la technique de la construction du dôme qui utilise un compas, un "câble-compas" permet de définir la courbe de la voûte et guider ainsi le maçon dans son travail. L’avantage évident de la terre crue est son caractère isolant. Dès que la chaleur, la vraie chaleur du Sahel, s’installe, la température reste toujours très largement en dessous de celle du dehors. L’autre grand avantage est le prix de ce bâti qui reste accessible au plus grand nombre.

Batiment en brique H
Les autres batiments

Puis, Touré s’est laissé allé à construire des voutes - des simple, des doubles, des tours de trois étages, des terrasses. Particularité de cette maison, il n’y a aucune vitre pour que la ventilation se fasse naturellement. Le vent soufflant Nord/ Nord-Est, Sud/Sud-Ouest, les ouvertures sont exposées dans cet axe. Elles sont surmontées d’auvents pour les protéger des capricieuses précipitations de la saison des pluies.

Les autres bâtiments

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03 BP 33

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